La feuille de route de l’Ordre est respectée

03/11/2016

Création du Pôle patients et du Pôle numérique, accès aux soins pour tous, formation clinique des étudiants européens, affaire Dentexia, accès partiel… Le président de l’Ordre a donné une conférence de presse sur l’actualité dentaire et les grands chantiers dans lesquels il s’est engagé voilà un an.

« L’Ordre veille au respect universel de la déontologie qui s’applique à tous, quelle que soit la structure où l’on exerce, et qui commence dès l’entrée à l’université. » Tels ont été les premiers mots de Gilbert Bouteille, président de l’Ordre, prononcés lors d’une conférence de presse au Conseil national le 28 septembre dernier. Accompagné de Paul Samakh, vice-président de l’Ordre, Dominique Chave, présidente de la Commission de la vigilance et des thérapeutiques, et Christian Winkelmann, président du Pôle patients, Gilbert Bouteille a fait un point d’étape sur les chantiers et les dossiers qu’il s’est engagé à mener lors de son investiture en juin 2015.

Il est ainsi revenu en premier lieu sur le scandale sanitaire Dentexia et a réaffirmé que « notre profession ne doit pas s’exercer comme un commerce » en soulignant fermement que « l’Ordre reste très vigilant sur les dérives de certains centres qui ne respectent pas l’objet pour lequel les règles ont été fixées par le législateur ». Il a aussi insisté sur le fait que le Grenelle de la santé bucco-dentaire de janvier 2016 a constitué un « événement sans précédent rassemblant, dans une parfaite collégialité, l’ensemble des acteurs de la santé bucco-dentaire. Il s’agit d’une véritable charnière entre passé et avenir ». Pour le président du Conseil national, l’Ordre a donné « l’impulsion nécessaire à la transformation de la profession. C’est maintenant aux autorités de tutelle, aux syndicats dentaires, aux universités, à l’industrie dentaire… de mener à bien les réformes ».

Une autre initiative de taille a été inspirée par le Conseil national. Il s’agit de la mise en œuvre d’une approche mieux concertée et mieux organisée de l’organisation des soins bucco-dentaires dans l’intérêt du patient. Elle se traduit par la création du Pôle patients, rassemblant déjà une quinzaine d’associations et par la mise en œuvre d’un vaste chantier en faveur d’un meilleur accès aux soins pour les personnes en situation de handicap, de précarité et les personnes âgées dépendantes, résidant ou non en Ehpad. L’un des objectifs de ce projet : fournir aux « référents Handicap » départementaux et régionaux une cartographie précise des initiatives et des pratiques locales.

Paul Samakh est ensuite revenu sur la formation des étudiants dans l’UE et plus précisément sur l’enquête révélant de grandes disparités dans le cadre de la formation clinique qui soulève « de nombreuses questions sur les carences du contrôle de la formation initiale qui est exercé dans le cadre de la reconnaissance des qualifications. C’est pourquoi l’Ordre vient de saisir les autorités de tutelle et la Commission européenne », a-t-il relevé. S’agissant du dossier « Accès partiel », un projet d’ordonnance du gouvernement prévoit d’appliquer l’accès partiel pour toutes les professions de santé, y compris pour les chirurgiens-dentistes et les assistants dentaires. « L’Ordre sera particulièrement vigilant sur le texte de ce projet d’ordonnance et, le cas échéant, se réservera de faire jouer toutes les possibilités de recours si ce texte devait rester en l’état », a déclaré le vice-président de l’Ordre. Gilbert Bouteille s’est bien sûr félicité de l’inscription des assistants dentaires dans le Code de la santé publique. Les modalités de formation et les conditions d’accès apporteront un cadre qui permettra des évolutions à ces professionnels. Gilbert Bouteille souhaite, à ce propos, « sensibiliser les praticiens pour que chaque cabinet dentaire recrute un(e) assistant(e) diplômé(e) ».

Gilbert Bouteille a rappelé la création du Pôle numérique au Conseil national. Il s’agit, a-t-il détaillé, d’engager une réflexion sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) pour que les chirurgiens-dentistes ne manquent pas le tournant de l’e-santé. En conclusion, le président a rappelé que l’Ordre avait publié son premier rapport annuel pour l’année 2015.