Vers une stabilisation du numerus clausus

01/12/2016

[1er décembre 2016]

Une projection réalisée par l’ONDPS prévoit une stabilisation du numerus clausus en odontologie sur les cinq années à venir. En revanche, le nombre de postes d’internat tendrait à augmenter dans les trois formations qualifiantes.

L’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS) a réalisé une projection du numerus clausus en odontologie sur les cinq années à venir et du nombre de postes d’internes dans les trois spécialités. Pour la rentrée universitaire 2017, alors que l’arrêté devrait paraître en décembre, on devrait enregistrer un numerus clausus identique à celui de 2016, c’est-à-dire 1 199 postes. Quid des prochaines rentrées universitaires ? On s’oriente vers une stabilisation du numerus clausus à l’exception des régions Rhône-Alpes, Bourgogne, Bretagne, Nord – Pas-de-Calais et Haute-Normandie qui privilégient une baisse du nombre de postes sur la durée. À l’inverse, la région Midi-Pyrénées demande une hausse progressive. Bien entendu, il s’agit pour l’heure de projections qui seront, chaque année, réévaluées. Elles tendent néanmoins vers une stabilisation du numerus clausus national sur les cinq années à venir :

  • 1 199 postes (2017-2018) ;
  • 1 198 postes (2018-2019) ;
  • 1 195 postes (2019-2020) ;
  • 1 996 postes (2020-2021) ;
  • 1 195 postes (2021-2022).

L’ONDPS s’est également penché sur l’évolution, sur cinq ans, du nombre de postes dans les trois formations qualifiantes : orthopédie dento-faciale (ODF), médecine bucco-dentaire (MBD) et DES chirurgie orale (Desco). « Les propositions quinquennales sont en évolution croissante (due à Toulouse notamment) bien qu’irrégulière (due à une baisse ponctuelle en 2019 demandée par Clermont-Ferrand), ce qui conduirait à augmenter la part des postes d’internes par rapport aux numerus clausus correspondants », avance l’Observatoire. S’agissant du nombre de postes à pourvoir pour l’année 2017, l’ONDPS prévoit 55 postes en ODF (+ 2 par rapport à 2016), 42 en MBD (+ 1 par rapport à 2016) et 16 en Desco (+ 1 par rapport à 2016). L’Ordre suit, globalement, les projections de l’ONDPS. Il a néanmoins demandé à retirer quelques postes en MBD puisque certains d’entre eux n’ont pas été pourvus en 2016 (l’ONDPS prévoyait initialement 46 postes en MBD pour la rentrée prochaine).