Près de 160 CESP signés en 2016

22/12/2017

Le contrat d’engagement de service public (CESP) ne cesse de faire des adeptes chez les étudiants en chirurgie dentaire depuis sa création fin 2012. Les premiers bénéficiaires de ce dispositif concrétisent aujourd’hui leur projet professionnel.

« Le contrat d’engagement de service public (CESP) rencontre, depuis sa création en 2012, un véritable engouement de la part des étudiants en chirurgie dentaire », se félicite Myriam Garnier, secrétaire générale du Conseil national de l’Ordre en charge de la démographie. « Chaque année, les CESP alloués aux étudiants de notre filière sont presque tous pourvus. En 2016, 48 contrats redistribués sont venus s’ajouter aux 112 initialement attribués par le ministère de la Santé, et la quasi-totalité d’entre eux a été signée. Ce dispositif est victime de son succès puisque certains candidats sont sur liste d’attente », poursuit-elle.

Les premiers allocataires des CESP commencent à entrer dans la vie professionnelle. C’est le cas d’Émilien Coué, diplômé à Nantes en 2017 : « J’ai signé mon CESP en octobre 2014 sans que mon projet soit complètement défini ; je savais seulement que je voulais exercer en milieu rural où l’offre de chirurgiens-dentistes est faible. Mon projet s’est précisé au fur et à mesure de mes études et au gré des remplacements que j’effectue depuis un an et demi en Maine-et- Loire, dont je suis issu. » « Thésé » depuis novembre 2017, ce jeune chirurgien-dentiste de 26 ans a trouvé son futur lieu d’exercice : « Je m’installerai en janvier prochain dans un cabinet libéral à Doué-la-Fontaine, où je rejoindrai une équipe de trois chirurgiens-dentistes. » Même s’il souhaitait changer de région, il devra exercer un minimum de trois ans dans des zones sous-dotées du territoire : « Avec ma compagne, nous avons pensé à nous établir ailleurs, mais les ARS que j’ai sollicitées n’ont pas voulu me renseigner sur les lieux d’exercice hors du département de Maine-et-Loire, qui n’étaient pas initialement définis dans le cadre du dispositif CESP. C’est une contrainte à laquelle je ne m’attendais pas, mais finalement je me sens bien ici, mon futur projet me ravit et les confrères avec qui je vais travailler sont motivants. »

Au fond, quelles sont les motivations des candidats au CESP ? Myriam Garnier relève qu’elles ne sont pas seulement d’ordre financier : « Les étudiants sont bien informés et conscients des obligations qu’ils devront respecter. Les entretiens en commission de sélection montrent qu’ils ont majoritairement à cœur de venir en aide aux publics vulnérables et aux populations qui éprouvent des difficultés dans l’accès aux soins bucco-dentaires. » Bien entendu, l’allocation mensuelle permet à beaucoup d’étudiants d’alléger la charge financière que représentent les études ou de se constituer une réserve financière pour monter leur projet professionnel futur, comme l’achat d’un cabinet dentaire, par exemple.