Un numéro RPPS délivré à chaque chirurgien-dentiste

04/09/2018

Pour aider les patients désireux de cesser de fumer, les chirurgiens-dentistes peuvent désormais prescrire des traitements antitabac remboursés au même titre que n’importe quel autre médicament.

Bonne nouvelle ! La prise en charge par l’assurance maladie de prescriptions par le chirurgien-dentiste de certains traitements antitabac est désormais mise en place. Cette mesure vise à remplacer progressivement le forfait annuel de 150 euros proposé aux fumeurs désireux de cesser de fumer. Autre bonne nouvelle : le nombre de fumeurs quotidiens a diminué d’un million en 2017, a annoncé le gouvernement, qui porte un objectif plus ambitieux encore, celui de réduire le nombre de fumeurs de 5 millions d’ici à 2027. L’Ordre est partie prenante dans ce défi majeur de santé publique. En effet, le Conseil national est membre, depuis quatre ans, du comité de suivi du programme national de réduction du tabagisme (PNRT) qui devient aujourd’hui le programme national de lutte contre le tabac (PNLT). Le sigle change, mais le défi demeure identique : arriver à une « génération sans tabac », explique Agnès Buzyn. Pour s’en donner les moyens, le budget du PNLT s’élève à 590 millions d’euros sur cinq ans. Les chirurgiens-dentistes ont un rôle à jouer dans la lutte contre le tabac. En effet, ils sont les premiers acteurs de santé à pouvoir témoigner des méfaits du tabac, de la simple atteinte gingivale ou parodontale aux lésions précancéreuses, voire cancéreuses. Interlocuteurs de confiance au contact quotidien des patients, ils ont à leur disposition des outils pour les accompagner dans leur sevrage tabagique tels que la prescription de substituts nicotiniques, véritable levier pour aider à soutenir les patients dans leur décision d’arrêter de fumer. Pour finir, rappelons que le tabagisme est la première cause de mortalité évitable en France.