UIO : trois retours d’expérience en identification

21/07/2019

Le 6 juin dernier, une cinquantaine de chirurgiens-dentistes, membres de l’Unité d’identification odontologique (UIO) du Conseil national de l’Ordre, se sont réunis pour un retour d’expérience (retex dans le jargon de l’identification).

Steve Toupenay, secrétaire général de l’Ordre et coordinateur opérationnel de l’UIO et Estelle Genon, présidente de la commission d’Odontologie médico-légale et coordinatrice administrative de l’UIO – chevilles ouvrières de cette journée –, ont expliqué la nouvelle procédure pour intégrer l’UIO avec le nouveau comité de candidature.

Ils ont ensuite présenté les trois nouveaux conseillers UIO : Gwénola Drogou (conseillère opérationnelle), Aïda Ben Cheikh (conseillère internationale) et Christophe Bou (conseiller universitaire). Ils ont par ailleurs évoqué la nécessité de « suivre activement le processus de normalisation en France et à l’international (ISO/TC 106 - médecine buccodentaire) qui devrait connaître un coup d’accélérateur dans les mois à venir. » L’objectif : utiliser un langage commun au sein de la communauté médico-légale.

Cette journée fut aussi l’occasion pour Jacques Millet, Marianne Petit, Aïda Ben Cheikh et François- Xavier Gonzalez de revenir sur leur mission à Marseille, après l’effondrement de deux immeubles en novembre 2018 qui a fait huit victimes. « Trois identifications formelles ont été possibles via les données dentaires », a rappelé Jacques Millet. Rufino Felizardo et Charles Georget ont ensuite détaillé les protocoles d’identification qu’ils ont appliqués à la suite de l’incendie d’un immeuble du XVIe arrondissement de Paris, en février dernier (dix personnes décédées). Enfin, Eline Zimmermann a clôturé cette journée en relatant sa participation à la mission d’identification des victimes de l’attentat du marché de Noël de Strasbourg, perpétré en décembre 2018. « Ces retex permettent d’améliorer les défaillances, mais aussi et surtout d’affermir le lien fort qui unit les membres de l’UIO sans lequel nos experts ne seraient pas aussi performants en mission », a souligné Steve Toupenay.