Dès la maternelle, l’inégalité face à la carie demeure

21/07/2019

Le Conseil national de l’Ordre et l’ensemble des régulateurs dentaires européens plaident pour une application de la déontologie à toutes les structures où s’exerce la profession dentaire, quels que soient leur statut ou la composition de leur capital.

Les raisons ? Parce qu’aujourd’hui le dossier de la déontologie dans les « entreprises dentaires » est central.
Au cours de la dernière réunion de la Fedcar (la Fédération des autorités compétentes et régulateurs dentaires européens, dont l’Ordre est membre) à laquelle l’Ordre était partie prenante, les régulateurs dentaires européens ont décidé à l’unanimité de militer pour une application « universelle » de la déontologie dans toutes les structures d’exercice de la profession, quelles que soient la forme de leur exercice et la nature de leur capital (professionnel ou non).
Concrètement, pour les régulateurs dentaires, l’éthique professionnelle du chirurgien-dentiste salarié ne doit pas pouvoir être contredite par les exigences de rendement des investisseurs d’un centre de soins dentaires ou d’une chaîne de cliniques privées. C’est un vrai point de convergence entre les membres de la Fedcar, et il est fondamental. Car tous les régulateurs des pays de l’UE ne partagent pas la même approche sur la détention de capital au sein des structures où s’exerce la profession. En effet, l’Ordre français, avec d’autres régulateurs, milite pour un accès au capital de l’entreprise dentaire réservé aux seuls professionnels. Les scandales qui ont défrayé la chronique dans la péninsule ibérique (faillite de chaînes de cliniques dentaires, non-respect patent de la déontologie), ou en France avec Dentexia, sont passés par là. À l’inverse, certains pays du nord et de l’est de l’Europe ont déjà choisi d’ouvrir le capital des entreprises dentaires à des investisseurs non professionnels. Leur approche diffère donc de celle de l’Ordre. C’est la raison pour laquelle le consensus s’est établi autour de la question déontologique, au cœur des missions ordinales. Le principe de ce plaidoyer commun des régulateurs européens est simple : la protection du public. En pratique, la Fedcar s’engage sur « la nécessité de concilier les responsabilités commerciales et éthiques en matière de protection du public ». La déontologie doit s’appliquer à tous ; elle ne se compartimente pas en fonction des modes d’exercice ou de la nature du capital. C’est ce message collectif qui sera porté auprès de l’Union européenne.