4 081 chirurgiens-dentistes ont validé leur DPC en 2013

29/04/2014

Une poussée de la participation au DPC s’observe au sein de notre profession, même si du chemin reste à accomplir. Au total, 10 % des praticiens ont satisfait à leur obligation de DPC en 2013, selon les données de l’Organisme gestionnaire du développement professionnel continu (OGDPC).

4 081 confrères ont achevé un programme de DPC au 31 décembre 2013. Comment interpréter ces chiffres ? Pour l’Ordre, certes, du chemin reste à accomplir avant que le DPC ne s’inscrive pleinement dans le paysage de la formation continue obligatoire des chirurgiens-dentistes. Mais on doit lire ces données comme un élément très encourageant dans la mesure où le système DPC, réputé être une extension de la formation continue conventionnelle (FCC) et de l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP), reste encore difficilement lisible pour les chirurgiens-dentistes. Jusqu’à la création du DPC en effet, le poids de la FCC était anecdotique dans notre profession, et l’EPP n’existait pas pour les chirurgiens-dentistes. Ce qui n’était pas le cas, par exemple, chez nos amis médecins. Rappelons que les chirurgiens-dentistes approfondissaient leurs connaissances via le CNFCO, qui connaissait un grand succès.

Si 4 081 chirurgiens-dentistes libéraux ont achevé leur programme de DPC en 2013, ils faisaient partie d’un ensemble plus important de 5 199 praticiens inscrits à un programme de DPC en 2013. Ce qui représente 13 % des chirurgiens-dentistes libéraux ou exerçant dans des centres de santé conventionnés. Une dynamique de participation au DPC peut clairement s’observer puisque nous sommes passés, selon les chiffres de l’OGDPC, de 3 493 praticiens engagés dans un programme de DPC à la mi-2013, à ce chiffre de 5 199 fin 2013.

En l’espace de quatre mois, on constate donc une progression significative de 48,8 %. Encore faut-il tenir compte également de l’ensemble des praticiens inscrits à l’OGDPC, sans pour autant être tous engagés dans un programme de DPC stricto sensu. On peut vraisemblablement imaginer que le nombre de praticiens qui s’inscrivent ne cesse d’augmenter, même si nous ne disposons pas du chiffre exact sur l’ensemble de l’année 2013.

L’OGDPC a procédé à un recensement, région par région, des praticiens engagés dans un programme DPC en 2013 (voir le tableau). Ces statistiques montrent une répartition homogène avec, néanmoins, quelques disparités. Dans le Quart-Nord-Est, les chirurgiens-dentistes sont les plus nombreux à s’être engagés dans un programme de DPC. 35 % des praticiens concernés (1) de Champagne-Ardenne se sont inscrits dans un programme DPC, c’est-à-dire 224 praticiens pour 646 praticiens libéraux.

Dans cette même zone, les régions Alsace et Franche-Comté comptabilisent chacune 27 % de praticiens libéraux engagés dans un programme de DPC. Même chiffre pour les chirurgiens-dentistes libéraux des Pays de la Loire, du Limousin et de Midi-Pyrénées (27 % des praticiens libéraux).

En revanche, si l’on observe, dans la grande majorité des régions, un taux d’inscription dépassant les 15 %, la Corse et les DOM se placent en dernière et avant-dernière positions avec, respectivement, 4 % et 5 % de praticiens engagés dans un programme de DPC. Les statistiques entre le nombre de médecins et de chirurgiens-dentistes libéraux engagés dans un programme de DPC montrent que l’écart est de moins en moins significatif. Si, dans certaines régions, l’écart est important (24 % des médecins libéraux engagés dans un programme contre 12 % des chirurgiens-dentistes libéraux en Languedoc-Roussillon), il s’inverse dans d’autres (35 % de chirurgiens-dentistes libéraux engagés dans un programme de DPC en Champagne-Ardenne contre 18 % des médecins libéraux).

Il reste que, dans notre profession, de nombreux organismes locaux de DPC (c’est-à-dire des organismes de formation continue ayant été accrédité par l’OGDPC) doivent faire face à des contraintes importantes, financières, administratives et structurelles. Ces contraintes, si elles devaient persister, pourraient à terme casser la dynamique d’intégration des chirurgiens-dentistes dans le système DPC.  


(1) Praticiens libéraux et exerçant dans un centre de santé conventionné.