Gaz médicaux - MEOPA
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[18 février 2016]

MEOPA

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a autorisé l’utilisation du mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote (MEOPA) en sédation consciente au cabinet de ville. Mais, dans son plan de gestion des risques, l’Afssaps conditionne l’utilisation de ce dispositif de sédation consciente par le chirurgien-dentiste libéral à la nécessité de se former. Elle considère également que l’administration du MEOPA nécessite une surveillance continue du patient et recommande la présence d’une tierce personne en cas d’administration de cette substance. Mais surtout, l’Afssaps insiste sur le fait que son administration doit être effectuée « dans des locaux adaptés, par un personnel médical ou paramédical spécifiquement formé, et dont les connaissances seront périodiquement réévaluées ».

Le conseil national de l'Ordre a constitué un comité scientifique pour répondre à la mission qui lui avait été confiée par l’Afssaps.

Ainsi, un cahier des charges précis, validé par le conseil national de l'Ordre, sur proposition de ce comité, délimite le périmètre des formations à l’utilisation du MEOPA.

Tout chirurgien-dentiste souhaitant obtenir la reconnaissance de l'aptitude à l'utilisation du MEOPA, doit nécessairement communiquer au conseil national de l'Ordre (22 rue Emile Ménier - BP 2016 - 75761 Paris ou courrier@oncd.org) :
- l'attestation de suivi de la formation "MEOPA" figurant dans la liste des formations reconnues conformes (liste à télécharger ci-dessous)
- le justificatif de suivi d'une formation aux gestes d'urgence datant de moins de 5 ans.

Tout organisme de formation candidat à l'inscription sur la liste des formations conformes au cahier des charges doit impérativement adresser une demande au comité scientifique (22 rue Emile Ménier - BP 2016 - 75761 Paris ou courrier@oncd.org) accompagnée :
–    du programme détaillé de la formation "MEOPA" dispensée
–    de l'identité du(des) responsable(s) de ladite formation
–    du justificatif de la qualité du(des) responsable(s) de ladite formation.

Consulter

Le plan de gestion de risque de l'Afssaps

Le cahier des charges des formations dédiées à l'utilisatIon du MEOPA

La liste des formations validées conformes au cahier des charges

Gaz médicaux

Les conditions de stockage, d'installation et de fonctionnement des gaz médicaux doivent être conformes aux dispositions de la norme française NF EN 737-3 relative aux réseaux de distribution de gaz médicaux non inflammables.

  • oxygène ;
  • protoxyde d'azote ;
  • air à usage médical ;
  • azote ;
  • hélium ;
  • dioxyde de carbone ;
  • mélanges spécifiés des gaz précédents ;
  • aspiration médicale.

Les récipients mobiles doivent être protégés contre les chocs et les risques de chute par des moyens appropriés tels que barrières, crochets, chaînes, etc. Ils doivent être protégés des températures excessives dues à l'action du soleil ou à la proximité des surfaces chauffantes, radiateurs et canalisations de vapeur notamment, ainsi que des risques de corrosion accidentelle.

Des consignes très strictes doivent être données et rappelées périodiquement à tout le personnel pour attirer son attention sur les dangers qu'il y a :

  • de graisser les organes de distribution et d'utilisation ;
  • de mettre en contact l'oxygène avec les graisses de toutes origines ;
  • de fumer et d'utiliser, à proximité des appareils de traitement, des flammes (lampes à alcool, allumettes,réchauds) et des appareils électromédicaux comportant des parties incandescentes nues ou des parties susceptibles de produire des étincelles ;
  • de manipuler les récipients sans précaution, de les soumettre à des chocs violents ou de les déposer à proximité des sources de chaleur.

Ces consignes doivent être rappelées par affiches apposées à proximité de tout dépôt ; chaque appareil de traitement doit comporter une étiquette très visible précisant l'interdiction de fumer et de graisser les organes de distribution et d'utilisation.

Un plan très lisible, indiquant les emplacements des différents éléments de l'installation, en particulier celui de la vanne de sectionnement du réseau, doit être affiché dans les centrales, ainsi que les consignes particulières à tenir en cas d'incident ou d'incendie. Un exemplaire de chacun de ces documents doit être joint au registre de sécurité prévu à l'article R.123.51 du Code de la construction et de l'habitation.

Les installations doivent être maintenues constamment en bon état d'entretien. Les défectuosités des appareils et les fuites doivent être signalées dès leur constatation.

Avant leur mise en service, les appareils et les installations doivent faire l'objet d'une vérification, par une personne ou un organisme agréés. En cours d'exploitation, ces appareils et ces installations doivent être vérifiés, au moins une fois par an.

Quelques précautions à retenir :

  • fixer les bouteilles pendant les transports,
  • ne jamais tenter de dissocier le manomètre et le détendeur,
  • ne jamais utiliser d'oxygène ou de gaz enrichi en oxygène à proximité d'un point d'ignition ou de matière organique facilement inflammable telle que graisses ou huiles de lubrification…,
  • toujours n'ouvrir que très progressivement la vanne des bouteilles, de façon que la montée en pression s'étale sur plusieurs secondes ; de la sorte, les compressions trop brutales en aval seront évitées.

Seul le respect des consignes de maintenance et d'utilisation des bouteilles de gaz comprimés et des détendeurs qui les équipent, est de nature à maîtriser les risques qui sont inévitablement liés à leur usage.