Pour les experts scientifiques, l’amalgame est un matériau sûr et parfaitement adapté dans de nombreuses situations cliniques

14/12/2011

Pour les experts scientifiques, l’amalgame est un matériau sûr et parfaitement adapté dans de nombreuses situations cliniques

Des médias ont récemment relayé des informations erronées concernant les amalgames dentaires, pouvant générer des craintes irrationnelles, alors que, selon les données scientifiques disponibles, ces dispositifs constituent un matériau sûr et parfaitement adapté dans de nombreuses situations cliniques et que des études rigoureuses ont réfuté l’existence d’un lien entre amalgames dentaires et maladie d’Alzheimer ou sclérose en plaque.

Aucune étude scientifique sérieuse n’a pu mettre en évidence des effets néfastes des obturations à l’amalgame sur l’état de santé général des patients et cela en dépit des innombrables amalgames dentaires utilisés dans le monde entier.

Depuis 20 ans, cette position est partagée par l’ensemble des comités d’experts qui ont publié sur ce sujet, tant au niveau international (Organisation mondiale de la santé (OMS), American Council on Science and Health, de la Food and Drug administration, Santé Canada) qu’au niveau européen (Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks ou SCENIHR, Scientific Committee on Health and Environmental Risks ou SCHER) et français (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ou Afssaps).

Les matériaux alternatifs à l’amalgame – principalement les composites – en dépit de leurs qualités esthétiques et des progrès réalisés ces dernières années, n’ont ni les qualités bactériostatiques ni les qualités mécaniques des amalgames. Leur durabilité de même que leur biocompatibilité sont nettement moindres et leur utilisation comporte un risque plus grand de récidive de carie sous l’obturation. Néanmoins, leurs indications correctement posées restent pertinentes (entre autres, reconstitution de l’angle d’une incisive fracturée …).

Il n’est donc pas justifié, d’un point de vue de santé publique, de déconseiller l’utilisation des amalgames dentaires. Au nom d’un risque de nocivité purement hypothétique et jamais démontré, on risquerait alors de se priver d’un moyen thérapeutique encore irremplaçable à ce jour dans la lutte contre la carie dentaire – carie dont la nocivité, elle, est bien avérée.

C’est pourquoi depuis 150 ans les amalgames dentaires sont utilisés pour le traitement des caries dans la quasi-totalité des pays (USA, Canada, Allemagne, Royaume Uni, Italie, Espagne, Pays-Bas, France, Belgique, Pologne, etc…) et que les rares pays qui ont interdit (Norvège) ou restreint (Suède, Danemark) son usage ne l’ont fait que pour des raisons environnementales (afin d’éviter la diffusion des déchets mercuriels dans l’environnement et la chaîne alimentaire notamment lors de crémations) et jamais pour une supposée nocivité des amalgames sur la santé humaine.

 


Références :

Bjorkman L, Lundekvam BF, Loegreld T, et alii : Mercury in human brain, blood, muscle and toenails in relation to exposure : an autopsy study Environmental Health 2007

Aminzadeh KK, Eminan M. Dental amalgam and multiple sclerosis : a systematic revew and meta analysis. J Public Health Dent. 2007; 67(1); 64-6

DeRouen, TA, Martin MD , Leroux BG et alii : Neurobehavioral effects of dental amalgam in children, a randomized clinical trial. JAMA 2006; 295 : 1784-1792

Rapport : "The safety of dental amalgam and alternative dental restoration materials for patients and users" (Scenhir,mai 2008)

Rapport : "Opinion on the environmental risks and indirect health effects of mercury in dental amalgam" (Scher, mai 2008)

Rapport : "Le mercure des amalgames dentaires" (Afssaps, octobre 2005) : _ Dossier en cours d’actualisation sur le site de l’Afssaps