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La Lettre de l'Ordre
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La Lettre n° 162 NOVEMBRE 2017 : Mise au point

Gilbert Bouteille, Président du conseil national de l'Ordre

Au motif que des titulaires d’un diplôme d’odontologie dûment délivré par l’université Fernando-Pessoa, à Porto, auraient suivi les deux premières années de leur cursus au Clesi – cette structure privée contre laquelle l’instance ordinale s’est mobilisée avec force et constance –, certains font reproche à l’Ordre d’avoir inscrit ces praticiens au tableau. La virulence de certains propos, qu’il faut hélas associer à une grande méconnaissance de la législation, est consternante. Elle l’est d’autant plus que l’Ordre, depuis plus de dix ans, ne cesse d’alerter Paris et Bruxelles sur les conséquences potentiellement désastreuses, en termes de sécurité des soins, d’une absence de contrôle des cursus dans les universités publiques et privées des pays de l’Union européenne. Mieux encore, et l’on ne parle plus ici de risques mais d’un fait établi, notre profession médicale perd chaque année un peu plus la maîtrise de sa démographie puisqu’un tiers des nouveaux inscrits en France sont désormais diplômés hors de l’Hexagone et hors numerus clausus. Redisons-le : l’Ordre n’a hélas pas autorité pour juger du contenu d’un diplôme délivré dans un pays de l’Union, mais seulement de son authenticité. Une fois les vérifications d’usage effectuées, il DOIT inscrire ces praticiens, sauf à se mettre volontairement hors la loi, ce qui serait insensé de la part d’une institution ayant délégation de service public. Or, pendant que les « y a qu’à-faut qu’on » s’époumonent, l’Ordre agit en son nom propre, mais aussi avec ses homologues européens du Council of European Dentists (CED) et de la Federation of European Dental Competent Authorities and Regulators (Fedcar)*. Il agit quand il accompagne, avec d’autres, l’Ordre maltais dans la procédure – qui vient de prendre fin – à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) opposant l’État maltais à un prothésiste souhaitant y exercer une partie de la profession de chirurgien-dentiste. Il agit lorsqu’il rencontre à Bruxelles les représentants des États dans lesquels se forment puis « s’exportent » en France des diplômés en odontologie. Il agit lorsqu’il expose, à Paris et à Bruxelles, sa profonde conviction : la loi du marché – le mantra bruxellois – ne saurait tenir lieu de mécanisme de régulation, en tout cas ni au détriment des patients ni de la profession. L’Ordre poursuit donc son action et, concrètement, milite pour la création d’un système d’évaluation des cursus en Europe.

* www.cedentists.eu ; www.fedcar.eu