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La Lettre de l'Ordre
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La Lettre n° 167 Mai 2018 : Convaincre

Gilbert Bouteille, Président du conseil national de l'Ordre

Un pas décisif vient d’être franchi vers une évaluation des formations initiales en odontologie dans toute l’Union européenne. Pour la première fois, l’ensemble des acteurs européens de la profession se sont unis autour de cet objectif commun, lors de la réunion de la Fédération des autorités compétentes et régulateurs dentaires européens (Fedcar – dont le Conseil national est membre cofondateur) : le Council of European Dentists (CED – qui réunit les « professionnels », dont les syndicats), l’Association for Dental Education in Europe (ADEE – les enseignants) et l’European Dental Students’ Association (EDSA – les étudiants). L’engagement a été pris de travailler pour aboutir à une évaluation des formations, dont l’insuffisance actuelle affaiblit la confiance entre les États.

Il faudra désormais convaincre les gouvernements de la nécessité d’une telle évaluation afin que cet enjeu soit porté devant la Commission européenne. Nous avons des raisons d’être optimistes sur l’issue de ce dossier. D’abord, ces mêmes acteurs mentionnés plus haut, en faisant pression sur Bruxelles, ont obtenu en 2013, et de haute lutte, la nécessité pour les professionnels de santé de maîtriser la langue du pays dans lequel ils exercent, y compris lorsque leurs diplômes sont à reconnaissance automatique (soit huit ans après la directive « qualification » de 2005...). Ensuite, le Conseil national a, avec d’autres, préparé le terrain en alertant les pouvoirs publics sur cet enjeu crucial de la qualité de la formation.

Un enjeu qui n’a plus échappé à personne depuis le Clesi et depuis la parution de l’étude montrant que 10 % des jeunes diplômés européens n’avaient jamais soigné de patients. Enfin, la dernière raison tient à ce que les instances professionnelles affichent une réelle unité autour de cet objectif d’évaluation des formations. Le Conseil national forme d’ailleurs le voeu que cette même unité prévale aussi sur le plan national, par exemple dans le cadre des discussions autour de la réforme à venir de l’internat en odontologie. Les organismes de la profession doivent se réunir prochainement au Conseil national afin de trouver un consensus sur la direction à prendre. L’Ordre ne manquera pas de rappeler que, in fine, c’est la qualité des soins prodigués aux patients qui doit primer. Un enjeu sur lequel il n’est pas question de transiger.